Sandrider – Enveletration

Label : Satanik Royalty Records (2023)
Chroniqué par Laurent

Quatre ! Cet énigmatiquement dénommé Enveletration est rien moins que le quatrième disque de ce groupe étasunien passé largement sous les radars, après pourtant plus d’une douzaine d’années d’existence. Enchaînant les labels obscurs, rien, hormis un coup de chance, n’aurait pu laisser préjuger que cette situation change un jour, tant la notoriété et la force de frappe promotionnelle de leur nouvelle maison d’accueil, Satanik Royalty Records, ne sont pas vraiment reconnues. Et pourtant, quel disque ! Qu’il aurait été dommage de passer à côté…

Sandrider c’est un peu l’enfant caché de ASG et de Torche, où se mèle un peu la puissance et l’énergie débridées du Mastodon début de carrière (quand il se détachait un peu de ses penchants thrash et ne versait pas encore dans les travers proggy…). De la mélodie, du refrain qui imprime, du riff qui attaque, et encore un peu de mélodie pour la route. La rythmique tabasse et groove, tandis que Jon Weisnewski tapisse la texture mélodique de beaux pans de guitare, riches, omniprésents.

On sourit un peu au début, gentiment, au fil des premières écoutes, en particulier de ces refrains, qui souvent semblent se cantonner à gueuler de manière répétitive le titre (mono-mot, toujours) de la chanson. Mais les tours de disque s’enchaînant, on entre la tête la première et on se laisse absorber insidieusement dans cette succession quasi enivrante de chansons : les hits s’enchaînent à haute vitesse et haute densité (10 compos en 36 minutes, c’est un déferlement de torgnoles, et que du maigre).

Se démarquent quelques titres néanmoins, tel ce furieux « Tourniquet », le très accrocheur « Weasel » (le petit gimmick de guitare qui suit la rythmique sur le couplet, juste impeccable), le refrain aux limites de la dissonance de « Priest », le heavy « Ixian »et son final protéiforme, et « Grouper » en cloture, empruntant au hardcore sur son premier segment pour se terminer sur quelque chose de plus riche, posé et lourd.

Avec 2 ou 3 titres moins marquants, ce disque n’est pas parfait. Il propose toutefois une musique non seulement de qualité, mais aussi inventive, solidement ancrée dans son territoire (Seattle, terre de grunge s’il en est), développant un talent mélodique tout à fait remarquable. Une fort belle galette, de celles qu’on aimerait trouver tous les mois dans nos haut-parleurs. Et même sa couverture, aussi énigmatique que son titre (mêlant réalisme dans sa technique, et imaginaire avec son code couleur décalé…), est réussie. Zéro réserve.


 

 



Note de Desert-Rock :
   (8/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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