Sons of Arrakis – Volume I

Label : Indépendant (2022)
Chroniqué par Laurent

Ah, Montréal, cette terre fertile du stoner rock, ses dizaines de groupes fuzzés sentant bon le sable chaud… Sauf que pas vraiment, et quand on voit débarquer ce groupe on se dit que ça vaut sans doute le coup de se pencher dessus. Actifs depuis 2019, ces quatre québecois ont sorti une poignée de singles ici ou là, et ont commencé à oeuvrer sur leur premier album à l’époque du COVID, pour une sortie… ces derniers mois (sorti sur différents supports entre lrété dernier et récemment, en gros…).

Comme son nom le laisse présumer, le groupe est largement influencé par Dune, et développe l’univers de Frank Herbert sur l’ensemble de l’album. Du Space rock donc ? Ben non. Sons of Arrakis proposent une sorte de stoner heavy testostéroné, solide et non dénué d’un groove assez saisissant. Trois Gibson fuzzées (oui, même la basse !) s’y entendent pour proposer un son croustillant à souhait, le petit facteur qui suffit à convaincre d’écouter l’ensemble avec d’autant plus de curiosité. C’est alors là, progressivement, que l’on se fait cueillir par ce songwriting aguicheur : riffs nerveux et catchy (« The Black Mirror », « Temple of the Desert »…), mélodies immédiatement mémorables (« Omniscient Messiah », « Lonesome Preacher »…), soli impeccables (« Complete Obliteration »…), tous les éléments semblent réunis pour le plaisir du stoner head « de base ».

Le groupe se permet par ailleurs de ne sonner comme personne (ou en tout cas pas directement : on pense à la musicalité d’un ASG par exemple, plus qu’à son tour). Petit reproche en revanche : trente minutes (pour six vraies chansons, hors intro/outro) c’est un peu léger pour un premier LP, et on n’aurait pas craché sur une paire de compos supplémentaires. Mais pas de quoi chouiner : Sons of Arrakis est une jolie découverte, et peut-être la démonstration (après Dopethrone dans une autre veine) que Montréal est peut-être une terre musicale apte à proposer quelques intéressantes pépites musicales.

 


 



Note de Desert-Rock :
   (8/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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