Surtr – Pulvis et Umbra

Label : Altsphere Production (2013)
Chroniqué par Chris

Surtr – Pulvis et Umbra

Le trio doom hexagonal est de retour avec sept nouvelles compos massives. Je m’attendais à me retrouver comme enterré vivant sous une chape plombée de riffs aux tempi ralentis et incroyablement lourdingues suffocant sous les assauts de nos lascars dont la présentation de ce nouvel effort ventait des titres encore plus inspirés par le doom… Et bien non ! Ce nouvel opus – sombre – foutrement bien foutu m’entraîne plutôt du côté de la période Dio de Black Sabbath.
Déçu ? Absolument pas ! C’est un sacré panard que je prends en hochant de la tête entraîné par les riffs ensorceleurs déployés par ces français. Débutant en douceur par ‘Rise Again’, cette plaque fait partie de ces disques qui montent en puissance progressivement durant l’écoute. Cherchant d’abords à comprendre la démarche artistique qui voit une formation orientée doom teinter ses titres de plans épiques et de nappes synthétiques typées seventies, je me retrouve subjugué par l’enchaînement de trois titres absolument fabuleux : ‘Sonic Doom’, ‘The Call’ et ‘Rebellion’. Ces joyaux du style possèdent la totalité des ingrédients nécessaires à un bon titre de doom abordable par le commun des mortels et ne tapent pas du côté drone de la force.
Les riffs de Jeff Maurer, poutrement efficaces, se posent sur des structures rythmiques lentes et puissantes envoyées par Julien Kuhn à la basse ainsi que Régis Beck à la batterie. Les parties vocales sont presque déclamées ce qui me convainc nettement plus que – attention je vais être iconoclaste – certains plans de Lee Dorrian ou de Ronnie James Dio qui ont tendance à en faire trop comme tous les vocalistes orientés metal pur sucre ! Ces presque trois quart d’heure de gros sons s’achèvent avec ‘Fred Karno’s Army’ qui s’étire sur huit minutes. Cette dernière plage débute sur des rivages proches d’Heaven & Hell puis, à force de changements de rythme bien ordonnés, va s’aventurer dans un océan pas très éloignés des meilleures formations francophones de stoner psychédélique instrumental où la basse prend le lead avec brio.
Surtr nous balance là un putain d’album qui foutra la gaule aux fans du Grand Iommi !

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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