Temple of Deimos – Heading to Saint Reaper

Label : Argonauta Records (2022)
Chroniqué par Laurent

On avait un peu perdu de vue (ou franchement oublié, soyons honnête) le trio italien un peu barré de Temple of Deimos, après leur second album pour être exact, Work to be Done, alors paru chez un autre illustre label transalpin, Go Down Records. C’est donc repêchés par une nouvelle écurie, Argonauta, que les trois gênois nous reviennent, rien moins que huit ans plus tard…

On était resté sur ce vague souvenir (oui, on vieillit, notre mémoire flanche un peu…) d’un groupe très inspiré par le canal Desert rock « fin de millénaire », avec des sonorités très proches des premiers QOTSA et quelques plans rappelant Kyuss et consorts. En lançant ce Heading to Saint Reaper sur ses premiers tours de piste, on est partagés entre stupéfaction, sourires, doute… un peu une sorte d’explosion des papilles auditives (oui ça n’existe pas).

Le bazar démarre sur les chapeaux de roue et part très vite dans tous les sens : huit ans de pause c’est probablement assez frustrant, et dès « Deadly Lines » on sent ce groupe développer une envie quasiment frénétique de tout lâcher, d’occuper le terrain, avec cette guitare qui se cherche perpétuellement entre rythmique et lead, un peu partout tout le temps, aux limites de la dissonance parfois (hello le Josh Homme borderline des débuts de QOTSA). Tandis que le groupe va patauger encore occasionnellement dans un bon vieux robot rock (« Deflagration Deal », « Suddenly like a Robot »), voire même faire écho à des projets plus barrés et expérimentaux (type premières Desert Sessions) sur des titres comme « Elvis Aaron Stoner » (!), il va aussi rappeler ses accointances Kyussiennes sur des titres plus posés et fuzzés (tel le très gracieux « Bad Time Choices » ou encore « Gianni »). Et il en va ainsi de toute la galette, qui nous rappellera aussi les légendaires Fatso Jetson (« Charlie Song », où même le chant rappelle Mario Lalli, ou encore des pans entiers de « Melalcoholia ») et son projet-frère Yawning Man, à travers un troublant instrumental, « Yawning Girl » (au moins les gars ne se cachent pas…), qui fleure bon l’hommage sincère, avec son son de guitare « labellisé ».

Bref, les amoureux du vrai desert rock au sens TRES large devraient trouver dans cette incarnation sincère et qualitative quelques bons moments musicaux. L’album est évidemment hétérogène, mais comporte un bon lot de moments de plaisir auditif régressifs. Sa générosité devrait suffire à convaincre les plus dubitatifs.


 



Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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