Upper Wilds – Venus

Label : Thrill Jockey (2021)
Chroniqué par Laurent

Upper Wilds est le groupe-projet du multi-instrumentiste Dan Friel (musicien new yorkais sur-productif, ayant fait ses armes dans diverses strates de la scène underground de Brooklyn), qui se fait épauler de deux discrets drilles pour dessiner les contours d’un trio. Venus, qui fait suite à Mars (2018) est en gros le troisième disque du trio, et il mérite à plus d’un titre une écoute curieuse et attentive… voire plus si affinités !

Friel n’est pas qu’un guitariste-compositeur, il est aussi un bidouilleur, de sons en particulier. Les sons produits sur le disque sonnent effectivement bien barrés, et c’est grâce à des vidéos du bonhomme qu’on comprend un peu plus d’où sortent ces sortes de gargarismes guitaristiques bien particuliers, sorte de kazoo de la six-cordes (!!).

Passées ces considérations somme toute assez accessoires, vient le temps de se pencher sur le disque en lui-même – une galette atypique à coup sûr. Mieux vaut déjà ne pas chercher à classifier le genre musical pratiqué, un exercice de style en soi : s’y retrouvent dans une danse orgiaque pèle-mêle une sorte de boogie rock fuzzé boosté au kraut rock psyche, chargé aux envolées space rock, le tout enrobé avec une sacrée énergie. C’est d’ailleurs cette dernière qui emporte en premier l’auditeur (voir l’ultra-boosté « Love Song #2 », qui carbure au fuzz amphétaminé, ou le frénétique « Love Song #6 » – oui, soit dit en passant, les gars ne s’embêtent pas à trouver des titres aux chansons et proposent rien moins que dix « Love Songs »). Amis du mid-tempo, passez votre chemin. Bref, imaginez une partie de Mölkki visionnée en mode « avance rapide » sur un vieux VHS, où s’affrontent Devo, Andrew WK (!), Hawkwind, les Truckfighters… Oui ? Bon, non, finalement vous êtes encore loin du compte.

Venus est un disque-expérience remarquable d’efficacité, un disque qui va au delà de la curiosité. Si vous arrivez à vous frayer un chemin dans ce fouillis musical, vous êtes susceptible d’y prendre un sacré pied.

 




Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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