Valis – Champions Of Magic

Label : Small Stone Records (2007)
Chroniqué par Laurent

Valis - Champions Of Magic

Pour quelle raison n’ais-je jamais vraiment jeté une oreille à Valis, mystère. Je sais pas, une aura étrange rattachée à un groupe que je pensais plus probable de trouver dans les colonnes un peu « prétentieuses » d’un Elegy ou autre mag gothico-élitiste. Les a priori, hein, allez comprendre…
Peut-être aussi le fait que l’arrière garde du grunge de Seattle se retrouve dans l’ombre de ce groupe/projet bien particulier, à l’image de son leader Von Conner, ancien Screaming Trees, qui embauche son frangin et débauche des ex (?) TAD ou Mudhoney. Que Valis, dans ces conditions, ne verse pas une seule seconde dans le grunge, même de qualité, est la première surprise de cet album.
La seconde c’est bien la qualité des chansons, des compositions d’une richesse remarquable, variées, originales. On va pas tous les citer non plus, mais on peut quand même mentionner « Universe » avec ses lancinants licks de gratte et son riff impeccable, le très étonnant « Pass me by », éhontément popisant, mais redoutablement efficace et honnête, « Kill the ones you love » avec son envolée épique à la fin, groovy en diable, une véritable machine à taper du pied.
Musicalement, c’est du « space stoner » du meilleur aloi, un peu comme du Nebula-meets-Orange Goblin, sans les penchants doom. Ici tout est aérien, la cymbale est à la fête, les vocaux sont gavés d’effets (un peu trop, c’est le seul point un peu faible de ce combo à mon avis). La prod est impeccable, remplie d’effets sonores tout à fait ingénieux et bienvenus, discrets mais efficaces (comme les grésillements « spatiaux » derrière « Kill the ones » ou les maracas sur « Love loader »), et le son de guitare est quant à lui impeccable, travaillé au scalpel, un véritable travail d’orfèvre du son.
Champions Of Magic est en réalité originellement un EP sorti en 2005 blindé par Small Stone de nouveaux morceaux (15 chansons quand même !!), qui se révèle (en ce qui me concerne) être un formidable pied à l’étrier pour découvrir cet excellent groupe.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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