Zippo – After Us

Label : Apocalyptic Witchcraft Recordings (2016)
Chroniqué par nAn

Zippo After Us desert rock 600x600[1]

On ne va pas se mentir, le groupe Zippo n’est pas très connu dans l’Hexagone et c’est bien dommage. Car avec After us, le groupe, qui est en train de monter et de prendre la tête du peloton du Stoner italien, en est déjà à son quatrième album studio, et, quel bijou mes amis !

Pour ceux qui sont de fidèles fans du groupe, sachez que cet opus marque la première configuration à quatre musiciens : délaissant une guitare et proposant une nouvelle ode sonore plus pure. Mais bien qu’un instrument disparaisse, il ne faut pas imaginer qu’on se dirige vers un album plat. C’est tout le contraire, puisqu’il a été mixé et masterisé, dans le Sound of Sirens Studio en Californie, par Toshi Kasai. Pour la petite histoire, ce grand monsieur du Rock s’était déjà occupé de grands groupes tels que The Melvins ou encore Tool. En effet, d’un point de vue sonore, After Us est avant tout un album qui se veut sérieux par sa qualité très originale : par son mélange de son studio et d’ambiance live. Ainsi, les dynamiques de la guitare sont droites, sauf pour les passages clairs et psychédéliques, et, la basse a le droit à un espace plus élargi. Tandis que la batterie reste très brut à la manière des prises de sons des années 1990 (mais sans la caisse claire insupportable aux vieux échos décalés style année 1980). Enfin, les voix sont le plus souvent soutenues par de nombreux effets ou bien alors, s’insèrent dans un contexte tout aussi brut que la batterie.

Concrètement, cet album sonne efficacement par son ton lourd, simple, mais épais à travers une construction des plus intelligentes. L’ambiance générale s’annonce psychédélique, rythmique, puissante et parfois même, voyageuse. Par ces gros efforts sonores, c’est l’intérêt pour la méga grosse distorsion fuzz qui va tout de suite interpeler en écoutant le super morceau d’ouverture « Low song », la gigantesque « After us » ou encore « Comotose » ; un délice. Mais Zippo propose aussi une ouverture plus spirituelle avec « Familiar Roads » et la dernière chanson « The Leftlovers ». Au final, on y trouve un large panel d’influences (Prog, Stoner, Psyché, Sludge, Doom, Noise ou encore Post Metal) mais subtilement défini dans un même univers. Le groupe de détache donc de la multitude de formations qui se mordent encore trop souvent la queue. Rien qu’en écoutant des morceaux comme « Summer Black » ou encore « Stage 6 », on a l’impression de s’évader dans un monde qui n’existe pas encore. Et le jeu de batterie n’est pas innocent dans l’histoire, puisque la rythmique  dessine des ambiances Funky, Jazz, Metal et Rock. Puis, aussi lourde que le son général, vous découvrez une voix grasse, forte, criarde et grave.

After Us présente donc des morceaux, avec de fortes personnalités, liés par une cohérence globale sans faute. Le quatuor italien offre ainsi une très belle réussite à leur carrière, qu’on espère encore forte en surprises.

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