Desert Sessions – Vol. 7 & 8

Label : Rekords Rekords (2001)
Chroniqué par Laurent

Desert Sessions - Vol. 7 and 8

Voilà enfin la dernière livraison encore toute chaude de Môssieur Josh Homme, leader des Queens Of The Stone Age, qui trouve encore dans ces sessions du désert un échappatoire au carcan pourtant très ouvert de la musique des Queens : depuis plus de quatre ans il rassemble tous ses potes dans un petit studio du désert Est-Californien et enregistre ses délires sur bandes, des bandes qui sortent quasi confidentiellement sur de petits labels, réservées généralement aux initiés. Il profite de la création de son propre label pour y sortir les deux derniers volumes de ses sessions (qui sortent toujours deux par deux sur format CD), et ne déroge pas aux règles de base du projet : ne jamais chercher l’homogénéité, enregistrer librement tout ce qui ressort de ces sessions sans auto-censure, et avec le plus de musiciens différents possibles. Le résultat, on en est habitués, part dans tous les sens, passe de l’anecdotique au génie pur, de la grande classe musicale à la blague de potaches, du très expérimental au redoutablement carré. Les premières écoutes sont inévitablement déstabilisantes, on cherche vainement à se raccrocher à quelque chose de familier, une voix ou un son, le chant de Lanegan sur le très beau ‘Hanging tree’ par exemple, ou alors les morceaux ‘expérimentaux’ qui ne sont finalement là que pour détendre l’atmosphère. Mais ce n’est qu’au bout de bon nombre d’écoutes que l’on commence à s’imprégner des chansons, et que l’on apprécie les relents très orientaux d’un ‘Don’t drink poison’, la beauté de ‘Making a cross’ ou ce chant incroyablement décalé et envoûtant (en russe !) sur l’excellente ‘Nenada’, et donc que l’on goûte pleinement les mélodies proposées sur cette galette ma foi terriblement savoureuse. Bref, un excellent album que l’on ne conseillera toutefois pas à ceux qui sont un peu sectaires et peu ouverts aux expérimentations musicales (ces derniers peuvent toujours se jeter sur l’album de remixes de Limp Bizkit).

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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