Thammuz – Sons of the Occult

Label : Argonauta (2022)
Chroniqué par Laurent

C’est des Pays-Bas que nous vient le quatuor Thammuz – comme quoi Argonauta Records ne propose pas que des groupes compatriotes. Après un disque autoproduit sorti en pleine phase COVID mondiale (bref : complètement inaperçu) ils se retrouvent signés sur le label italien pour leur second disque, Sons of the Occult.

On comprend assez vite pourquoi Argonauta s’est intéressé au groupe : Thammuz propose un stoner rock d’excellente facture, porté par un son de gratte totalement emblématique. On pourrait citer plusieurs groupes qui ont proposé des albums répondant à cette unique définition. On y mettra bien volontiers des titres comme le dévastateur « Electric Sheep » (qui rappelle les vieux The Awesome Machine), ou le morceau titre de l’album, ou bien encore le mid tempo très accrocheur « Had a Blast », sa fuzz roborative et son riff impeccable. Le groupe a fait ses gammes et maîtrise le genre, à l’image de ce presque Kyuss-ien « People from the Sky », qu’il emmène en conclusion sur des terrains groovy vraiment bien foutus.

En parallèle, on reconnaîtra à Thammuz une démarche visant à proposer plus de diversité stylistique (sans jamais trop déborder des chemins grassement fuzzés qu’il emprunte). Ainsi le groupe propose trois petits instrumentaux vraiment bien foutus, dont l’excellent « Guayota » qui propose une déclinaison très intéressante, avec une montée en régime envoûtante qui pourra même rappeler My Sleeping Karma. Autre exemple un peu plus loin, « Self-taught Man » déroule son couplet tout en bonhommie envoûtante, qu’il jumelle d’un refrain bien gras (quel son !) fort bien senti.

Avec dix titres pour 37 minutes, Thammuz fait dans le synthétique, et ne tire pas ses morceaux en longueur ; c’est une bonne chose. De plus, ces dix chansons proposent ainsi une large gamme de chansons, autant de couleurs dans la palette stoner développée par le groupe. Evidemment certains sont plus dispensables, mais la qualité générale est bonne, voire très bonne.

 




Note de Desert-Rock :
   (7,5/10)

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook