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Venu de Colombus, Ohio, Lo-Pan s’est imposé, depuis ses premiers pas en 2005, comme un challenger de poids dans une catégorie dans laquelle boxent déjà Torche ou ASG, entre relents punkoïdes fuzzés et culture du songwriting à l’américaine. Repérés par Small Stone en 2010, qui réédite Sasquanaut, premier effort du combo, Lo-Pan se fait un nom avec Salvador l’année suivante et le titre “Chichen Itza”, dont le clip montre tout l’affection que le groupe (et surtout son imposant chanteur) porte aux petits-déjeuners continentaux.
En 2014 le quatuor publie son troisième opus, Colossus, et récolte enfin la reconnaissance qu’il mérite, tournant aux US en première partie d’High On Fire sur une avalanche de dates. S’il faudra encore attendre avril 2015 pour les voir traverser l’Atlantique, réjouissons nous au moins de les voir arriver dans nos contrées.
Colossus ne diffère pourtant en rien des albums précédents, continuant de creuser ce filon, malheureusement souvent incompris en France, à la croisée du heavy rock sous stéroïdes, perfusé au grunge et du stoner à roulette de Fu Manchu, avec qui Lo-Pan semble partager une passion certaine pour les vieux sages de la culture sino-américaine. Du rock à chanteur et riffs désarticulés donc, dont la musique coule tel un lourd bloc de béton, émaillés de ça de là par de superbes compositions (“Black Top Revelation”, “Regulus”). on regrettera tout même l’effet de redite depuis Salvador, opus qui semble définitivement mieux armé pour affronter l’épreuve du temps. En définitive, même s’il paraît compliqué d’ériger Colossus au rang de monument indispensable, s’il avait au moins le mérite de faire rentrer le nom de Lo-Pan dans vos playlist Deezer/Spotify ou de mettre un peu de gras sur vos luisantes platines (à chacun son mode de consommation finalement), ce serait une victoire de poids. Et le poids, chez Lo-Pan c’est ce qui les caractérisent le mieux.
Même si les strasbourgeois de Stone Tells ont sorti en 2014 une nouvelle production (plus modeste – en durée – avec moins de dix minutes derrière la trotteuse), on a choisi de vous parler de ce “Sick ‘n Loaded” qui, s’il date certes de 2013, n’en éclaire pas moins sur ce quintette non dénué d’intérêt. Né en 2012, le groupe enchaîne les concerts (on notera des premières parties sympa, pour des groupes comme Karma To Burn) et compte désormais ces deux productions sous le bras.
Avant tout, que les amateurs d’ambiances planantes, de riffs psyche et de jams langoureuses passent leur chemin : Stone Tells est rugueux, gras, développant un sludge nerveux, aux relents plus metal que pur stoner. A ce titre le “Hellride” qui ouvre en trombe le 4-titres relève plus du glaviot metal (tendance hardcore metal pour le refrain) que de la bluette. Brutal. Heureusement, “Stone Smoke” qui suit développe des ambiances plus travaillées : sur un riff lourd et gras, le groupe construit une trame de pur sludge ricain, tendance… devinez qui ! (déjà que le morceau rappelle Down, avec un tel titre, difficile d’éviter la comparaison). Le chanteur Ash (qui a été remplacé depuis au sein de la formation) s’illustre sur ce morceau, qui par ailleurs fait la part belle aux guitares, à travers notamment des soli parfaitement appropriés, et des riffs bien nerveux pour appuyer des breaks bien sentis. Un titre vraiment intéressant. On revient à un titre plus metal ensuite, avec ce “Johnny Six Pack” qui plaira aux amateurs de Pro-Pain plus qu’à ceux de Weedeater. Petite fantaisie quand même en milieu de morceau avec un break qui rappelle encore une fois un peu beaucoup le quintette cajun emmené par papi Anselmo. “Hysterical Witch Hunt” termine cette sympathique offrande d’une trentaine de minutes. Couillus, les strasbourgeois s’engagent sur une plage de plus de treize minutes de gros sludge bien lourd, un titre au rythme bien pataud, construit autour d’une paire de riffs impeccables, puis d’une séquence de doom graisseux typique du genre, base de décollage de quelques envolées guitaristiques tout juste propices à une montée en pression fort bien exécutée. Un exercice bien maîtrisé.
Alors que l’intérêt pour le sludge ne semble pas baisser ces dernières années en nos contrées (faut dire que le genre permet de contenter notamment bon nombre de fans de metal) Stone Tells est probablement l’un des meilleurs groupes du genre dans l’hexagone, il le prouve à différentes occasions de cette autoprod d’un fort bon niveau. Certains pourront avoir un peu plus de mal avec des passages de pur metal manquant un peu de “chaleur” et de gras derrière les oreilles, qui montrent peut-être encore un peu un groupe curieux musicalement, ce qui en soit n’est pas une tare. Les plus intransigeants préfèreront quand les strasbourgeois se concentrent sur le pur sludge, surtout qu’ils maîtrisent fort bien l’exercice.
Précurseur allemand d’un certain style de psychédélisme, dont les lourdeurs métalliques et les relents krautrock en ont fait un candidat crédible à la cause stoner, Colour Haze tisse album après album une discographie mêlant fils de soie et laine de cachemire. Seulement, à force de tricoter, le travail d’orfèvre de l’artisan bavarois a fini par accoucher d’une discographie décousue.
Il y a en effet deux façons de voir la carrière de Colour Haze : la première consiste à relever l’audace, applaudir l’intelligence des influences et célébrer la longévité de carrière tandis que la seconde constate que le groupe a essaimé d’onirisme délicat ses opus “All” et “Periscope”, touché au sublime avec “Tempel”, et s’est pas mal payé notre gueule depuis. L’ambitieux “She Said” en 2012 avait été salué comme un retour en grâce des maîtres de la ritournelle psyché, balayant par là même cette irrépressible impression d’ennui, métaphore sonore d’un dimanche après-midi pluvieux chez mamie Huguette.
A l’heure de la publication de leur 12ème opus, “To The Highest Gods We Know”, il y a de nouveau deux façons d’apprécier l’offrande : la première consiste à rendre grâce au subtil mélange de touches orientalisantes dans une musique définitivement européenne, de s’extasier sur le caractère audacieux du morceau titre, des notes de guitares disséminées avec classe, pendant soyeux des incantations délicates de Stefan Koglek. A cet instant, il apparaîtra nécessaire de se plonger dans le vocable du religieux pour exprimer l’admiration suscitée par les munichois. L’autre façon de voir les choses consiste à dénoncer le peu d’intérêt de l’album, de rire des guitares hispanisantes et des relents babas cools de l’opus, rappelant que ces obsessions de hippies existent depuis les Beatles ou même Django Reinhardt avec, soyons sérieux, incomparablement plus de panache. Colour Haze se la joue même terriblement prétentieux sur le morceau éponyme, pièce de 12 minutes dépouillées, trahie par le révélateur de l’acoustique. “Call” en revanche est plutôt un bon morceau, mais il ne pèse pas lourd face au reste, compilation de feulements de Koglek et de bricolages psyché se donnant des allures d’exploration des genres.
Loin de la maîtrise implacable dont le groupe a su fait preuve en matière de ritournelles mélodiques et d’explosions de saturations colorées, Colour Haze préfère poursuivre son rôle d’aventurier de l’émotion perdue. Certains crieront au génie, d’autres à l’arnaque. La vérité se situe sûrement entre les deux. Il appartient à ceux que ça intéresse de placer le curseur.

(Mai 2014)
Après un Ep 3 titres au concept mêlant état d’esprit modernisme et Rock à l’ancienne, les gars de Lords of the Brett stone nous reviennent avec un nouvel enregistrement. Et oui, le 1er Ep est sorti sous forme de Cléf Usb MAIS accompagné d’une bière brassée maison,,, alors, c’est pas Rock n’ roll ça ?
Ce coup ci on fait plus classique chez les Vosgiens, sortie cd et pas de bière… bande de rats, ils doivent se la garder pour les répètes…
Bon, niveau zik, vous pouvez toujours vous attendre à ce mélange de gros rock énergique plein de bonne humeur (sans être festif, on ne parle pas de ska non plus), une sorte de réminiscence System of a downienne, par là j’entends que la déconne fait clairement partie de leur univers sonore .
Leur style est relativement personnel malgré tout et le disque est bien cohérent niveau compo, aucun morceau ne dénote sans pour autant donner d’impression de lassitude.
Par contre niveau production, le bas blesse un peu, L’enregistrement s’est étalé sur une dizaine de sessions et sur plusieurs studios. Résultat : ça se ressent question son, rien de bien méchant mais lors des changements de pistes on a parfois l’oreille un peu étonné du changement de son. Enfin gardons à l’esprit tous ces vieux albums des grands maîtres et qui ont parfois ce même défaut, qui ça dérange réellement ? On croise juste les doigts pour le prochain.
En tout cas, les prises on été faites « live » résultat l’énergie est bien présente et ça leur va bien !
La voix est encore un peu « jeune »mais maîtrisée, je pense qu’avec plus de temps en studio ou un meilleur traitement sur celle ci le rendu serait plus pro .
A l’écoute de ce 6 titres, on sent que les gars ont de la bouteille (facile hein ? Ouais je sais), les idées , la mise en place etc font qu’on ressent une idée assez arrêtée de la ou ils veulent aller. Manque un peu de moyen mais à force de tourner (ou de brasser) ça devrait venir .
A écouter le soir en dégustant une bonne bière (9,99°, on rigole pas ici).

Il n’est jamais trop tard pour se faire du bien. Sorti en mars 2014 ce 4ème EP au compteur des Startruckers il en fait du bien. Qu’il est doux de sentir le fuzz chaud du soleil du sud sur notre peau, le sable du désert entre nos orteils à force de taper du pied. Sobrement intitulé Southern Sessions #4, faisant suite aux #1, #2 et #3 tous trois parus en 2011, il aura donc fallu un peu de temps pour que ce petit dernier nous parvienne. Mais la route parcourue, les kilomètres engrangés, les pneus usés jusqu’à la corde depuis, on bonifiait le truck des Raphaëlois.
Plus lourd, plus profond, avec un groove moins débridé mais plus maîtrisé, les compos comme le groupe on prit de la bouteille et ça se sent. Ca sent la transpiration imbibée de bourbon made in southern-rock, ça sent la couenne grillée au desert-rock et nouvelle sensation olfactive plus prononcée que précédemment : le grunge boueux des 90’s. Un savant mix d’influences, une belle identité, qui s’affirme dès l’intro tout en basse de « Deserter » et sa progression toute cylindrée dehors.
La qualité de composition fait écho à la qualité d’interprétation. Les 6-cordes se passent les riffs et les solos savamment posés sur une section rythmique groovy à souhait. Il y a de la rondeur dans ces échanges basse/batterie et les grattes trouvent là l’espace nécessaire à des interventions plus tranchantes à l’occasion. Le chant ne dépareille pas au milieu de tout cela. Au contraire bien incorporée dans le mix, la voix est maîtrisée, posée sur des lignes justes qui se permettent envolées mais sans sur-jouer. Au terme des trois titres pour moins de 17 minutes, on se meurt de ne pas en entendre plus. Chaque morceau creusant son propre sillon dans la moisson de hit des Startruckers.
Ils ont repoussé leurs limites, peaufiné leurs arrangements, s’offrant des passages tantôt plus bluesy, tantôt avec guitare sèche. Il s’en passe des choses sous le capot. Il ne reste qu’à nous offrir un premier album pour transformer les essais. Il est en approche, souhaitons rapidement.

(2013)
Quand on sort un Ep de 4 titres, on n’a pas le temps de lambiner, alors autant rentrer dans le vif du sujet dès les premières secondes.
C’est le cas ici et après seulement quelques mesures on sait déjà à qui on a affaire : Du stoner fortement influencé par la scène de Seattle (Stoner/Grunge donc , vous l’aurez compris).
Deuxième constat, le son est bon ! Aujourd’hui plus besoin d’être un groupe international pour avoir un son correct, c’est quand même beau le progrès !
Petit bémol, certains roulements de batterie sont un peu à coté mais rien de catastrophique, ça ne gâche pas l’écoute et comme le jeu déborde d’énergie et d’idées, on pardonne !
Les compos sont bien foutues, relativement classiques mais c’est assez normal dans le style, et les influences allant de Pearl Jam (période Ten) à Led Zeppelin en passant par Soundgarden sont assez plaisantes. On retrouve des plans typiquement Led Zep, sur « Reaching for the top » notamment : gratte en arpège bien hippie et chant plein de reverb incantatoire sans pour autant laisser un goût de plagiat.
La pochette quant à elle, d’inspiration Amérindienne est sobre et efficace, elle manque peut être vaguement de contraste mais rempli très bien son rôle .

Les fêtes de fin d’année, les repas à rallonge, et riches en calories, les kilos qui s’amoncellent. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas continuer un brin cette cure de « gras » en ce début d’année en guise de bonne résolution ? Chemises à carreaux, dernier shampoing en 2013, mines patibulaires….en bons bûcherons natifs de l’Oregon, les Lord Dying débitent du bois…..et surtout une grosse dose de gras avec ce second opus intitulé « Poisoned Altars ».
Affublés d’un nouveau marteleur en la personne de Rob Shaffer, et après une tournée européenne en compagnie des Red Fang, revoilà donc nos joyeux drilles qui entament ce second épisode discographique tambour battant avec le morceau titre. Du sludge brut de décoffrage, 100% qui tâche, des guitares tranchantes à souhait et du growling d’outre-tombe….voilà grosso modo les ingrédients de ce « Poisoned Altars ». Bref, du sludge me direz-vous……sauf que……sauf que…. empruntant la voie ouverte par leur premier opus, le tonitruant « Summoning the Faithful », les Lord Dying proposent du sludge pour les masses, comme Depeche Mode jadis avec la musique tout court.
Approche punk/hardcore qui évolue vers un solo digne des premières heures de Slayer sur le « Suckling at the teat of a She-Beast », hardcore façon Pro-pain sur un « A Wound Outside of Time », break improbable à la Mastodon sur « (All hopes of a new day)…Extinguished », ambiance Red Fang sur « An open sore » (sur lequel Aaron de Red Fang vient d’ailleurs pousser la chansonnette), tout est donc fait pour permettre au quid-âme sensible de pouvoir prétendre à écouter ce skeud. Et pas besoin d’être ouvert comme Clara Morgane pour pouvoir l’apprécier !
Loin de prétendre au titre de l’album de l’année 2015 en ces premiers jours de janvier, ce « Poisoned Altars » ravira cependant un grand nombre de lecteurs de nos colonnes et en rabibochera plus d’un avec le sludge. Un album vivement conseillé et qui restera sur vos platines pendant pas mal de temps.
Déracinés, voilà un peu le premier sentiment que l’on a à l’écoute de Ten Foot Wizard : les quatre rockers déploient une musique en directe émanation du grand sud U.S., qu’il s’agisse de heavy-blues-rock aux larges influences rock sudistes ou aux passages stoner tendance Sud-californien. Or le groupe est basé à… Manchester ! Une ville où les groupes de rock les plus actifs tendent plutôt vers des penchants pop que gras, si vous voyez le genre… Du coup, Ten Foot Wizard se détache de ses influences “natives” et trace son chemin musical depuis 4-5 ans.
Les gros mots ont déjà été lâchés : southern rock, stoner, heavy-blues… Les mancuniens proposent à travers ce Return To The Infinite dix titres solides, chargés en fuzz et en groove. Les années d’expérience du combo se voient à travers la maturité de leurs compos, des titres riches et variés, oscillant entre 2min40 (le dispensable mais catchy “Real Love”) jusqu’à plus de 9 minutes (avec “Return To The Infinite”, un instrumental spacy lancinant). Entre les deux, des titres qui fonctionnent bien et qui tapent pile là où on les attend. Pour les curieux, quelques titres se détachent : “Six Feet Rising” s’affirme en parfaite synthèse de l’intention musicale du groupe, alternant une rythmique de pur southern rock et un refrain bien pêchu. “Fuck!” lui aussi offre le même type de mix parfaitement opéré. Le tout est souvent léché de bonnes rasades de fuzz et larvé de soli “comme au bon vieux temps”. On notera au niveau du son des passages chantés un peu abandonnés par la prod, genre “une pointe d’écho et ça ira bien”, un peu dommage tandis que le chanteur Gary ne démérite pas au micro. On regrettera aussi la laideur de la pochette, qui dessert un peu la prétention du groupe (le second degré c’est bien, mais attention à ne pas relayer une image injustement “cheap”…).
Ten Foot Wizard est un groupe généreux, talentueux, victime bien volontaire d’une aberration géographique qu’ils tentent avec une belle efficacité de faire oublier. Avec un travail de production plus abouti, les prochaines galettes de ce quatuor briton devraient mériter une oreille attentive. Et on peut aussi parier que les prestations scéniques du combo sont à l’avenant : généreuses et efficaces.

Avec la régularité d’un métronome un peu fatigué (mais volontariste et fondamentalement optimiste), et en tous les cas avec la motivation inaltérable qui les maintient depuis plus de vingt ans maintenant, les canadiens de Sheavy ont trouvé logique de sortir un “best of” ; enfin la compilation tant attendue de leurs meilleurs titres. Sauf que non. Ces abrutis ont en fait produit la private joke la plus anti-commerciale jamais créée dans le music business, à savoir : faire un nouvel album, avec des compos toutes neuves et tout le tintouin, mais faire croire qu’il s’agit d’un “best of” ! Rendus à un stade de leur carrière où la plus grosse part de leur succès vient uniquement de leur fidèle fanbase, qui détient tous leurs albums, on comprend très vite l’absurdité de la démarche : votre serviteur par exemple a attendu plusieurs mois avant de se procurer la galette, ne voyant pas pourquoi acheter un disque contenant des titres qu’il avait déjà… Quelle bande d’imbéciles, ces canadiens. Surtout qu’il est bon, ce disque ! Et vous savez quoi, on va même devoir zapper l’exercice traditionnel des bons et mauvais titres car… il n’y a pas de titres de chansons ! Il y a bien dix pistes sur le CD, mais elles n’ont ni titre, ni crédit, rien…
Partagé entre frustration et excitation, on se plonge donc dans ce disque, un maelstrom Sheavy-esque somme toute assez prévisible… mais un bon cru (encore). Ca commence par une intro très très très metal (superbe montée en harmonie, très old school), puis avec un très très très gros riff qui donne le ton. Evan Chalker à la gratte sur cette galette abat un boulot de pur bûcheron canadien et ne semble pondre que de très gros riffs. Oui, les riffs tombent à la pelle sur cette galette, qu’ils soient finement hachés ou bien massifs et heavy comme de gros rondins, le résultat est le même : roboratif. Et les soli ne sont pas en reste (je ne peux pas résister à citer celui de la plage 6, sobre et efficace…). La production DIY ne dessert pas le combo, qui s’en sort bien niveau sonore (allez, on vous l’accorde, ces claviers space rock “Hawkwind des temps modernes” sur la plage 4 sont quand même un peu too much…). Niveau compos même si les passages presque prog n’ont pas disparu, on retrouve une version de Sheavy particulièrement incisive et robuste : carrés, efficaces, heavy… la plupart des titres sont plutôt péchus, même si on peut trouver ici ou là quelques mid-tempo bien sentis (la piste 7 et son riff rampant limite doom, la très accrocheuse piste 10, ou l’intro presque pop de la plage 8… qui mène à un titre bien plus percutant et diversifié). L’inspiration ne les a heureusement pas quittés, clairement.
Au final, on leur pardonne aisément leur humour déplorable : ce faux “best of” porte en son sein toute l’ambiguïté de ce groupe, entre humour potache, naïveté confondante et je-m’en-foutisme vicéral. Passé le premier degré, le second degré de la situation n’est pas inintéressant : ce disque n’est pas le meilleur de Sheavy, mais s’en rapproche pourtant pas mal. Mais qui aura ce niveau de lecture ? Personne a priori, et c’est pour cette raison que le groupe a décidé de s’en foutre, et de faire, en gros, ce qu’il veut. Bref, Sheavy n’est pas là pour enfiler des perles, même si au final il en produit quelques fort beaux spécimens. Allez comprendre.

Les Demonic Death Judge nous viennent de Finlande, un pays scandinave qui, en qualité de pourvoyeur de combos stoner de qualité, vit dans l’ombrage écrasant de la Suède. Un constat sans discussion possible, même, qui ne s’explique pas sur des critères démographiques, géographiques… Toujours est-il que dans ce biotope apparemment peu propice à l’émergence de groupes de qualité, des combos tenaces, par un truchement tout darwinien, à force d’abnégation, parviennent à faire connaître leur musique… et à exploser deux ou trois mâchoires au passage !
Musicalement, DDJ est un peu le mélange de ce qui se fait de mieux en Suède et en Norvège… Dit autrement, on pourrait penser à l’enfant (forcément) illégitime qu’auraient engendré Dozer et Kvelertak ! Oui, présenté comme ça, ça fait bizarre… Et pourtant : à la puissance et à la musicalité du quatuor suédois s’allie au sein de DDJ les vocalises beuglées gutturales emblématiques du combo Norvégien ! En première approche en effet, DDJ propose un socle instrumental très stoner (assez large dans son éventail d’ailleurs) mais, un peu comme Kvelertak, leur chanteur Jaakko Heinonen semble cracher ses boyaux au moindre couplet ! Ce chant plutôt emblématique du sludge (voire du gros metal extrême, osons le dire…) associé ici à des lignes musicales particulièrement accessibles ajoute tout le piquant et l’originalité de ce groupe. Attention toutefois : ceux qui ne peuvent pas supporter Kvelertak précisément pour leur chanteur auront du mal à supporter Demonic Death Judge. Mais pour les autres, les écoutes successives de Skygods devraient revêtir le plus grand intérêt.
Globalement on est quand même dans un segment musical assez nerveux, même si les titres les plus agressifs (voir le terrible “Skygods”, entre doom et sludge) peuvent côtoyer des titres musicalement plus accessibles (le très Kyussien “Salomontaari”, bel exemple de dichotomie assez perturbante entre la base instrumentale et les vocaux râpeux). D’autres titres ressortent du lot, comme “Knee High” très proche de la première paire d’albums de Down, “Nemesis”, un titre instrumental (avec de lointains échos vocaux quand même…) complètement planant et prenant, un exercice aussi bien assumé que maîtrisé, ou encore le torturé “Pilgrimage”, dont les dix minutes éprouvantes clôturent ce disque de fort belle manière.
Ce Skygods est un disque qui ne laissera en tous les cas personne indifférent. A ce titre déjà, il mérite d’y porter une oreille attentive et – dans un contexte où l’originalité n’est pas si courante – bienveillante. Au-delà de la simple curiosité ensuite, se découvrent au fil des écoutes des compositions complexes, bien exécutées, rêches à l’oreille mais accrocheuses, pour quiconque saura apprécier (ou accepter) l’association de ce chant atypique à ces lignes instrumentales fort bien gaulées. Quoi qu’il en soit, ce disque est le parfait parpaing à jeter à la gueule de ceux qui se plaignent bêtement sans arrêt qu’il n’y aurait rien de neuf et d’original à se mettre sous la dent dans le monde du stoner. On prédit à ce groupe, s’il parvient à sortir un peu de ses contrées, un potentiel en live qui fait déjà peur…
Décidément, San Francisco aura été un bassin de créativité débridée sans pareille : Primus, Faith No More, Dredg… Des dizaines de groupes y ont trouvé les terres fertiles à une hybridation musicale inédite. On n’ira (en aucun cas) jusqu’à associer Disastroid avec le niveau de qualité des artistes sus-mentionnés, mais force est de constater qu’ils doivent mettre un truc dans leur eau ou je-ne-sais-quoi, ces Nord-californiens, car la fusion des styles est là aussi au cœur du genre musical de Disastroid.
Leur nouvel album autoproduit “Missiles” (dispo entre autres chez cdbaby) sonne comme une orgie entre des dizaines de groupes que la décence aurait dû interdire de faire se rencontrer : on pense à une version un peu plus propre et carrée des Melvins qui aurait passé un peu trop de temps avec le QOTSA d’il y a 5-6 ans et le Soundgarden d’avant le split, sous le regard un peu tordu d’un entremetteur de type System Of A Down (pour le son du duo basse-guitare), mais avec un son de gratte sur-gras et un chanteur qui peut sonner comme Keith Caputo de Life Of Agony. En gros, quoi. Mais le coup de bluff réside dans la non-incongruité de cet ensemble massif et original : à aucun moment on ne sent le plagiat ou même la copie un peu trop appuyée. L’ensemble est massif, doté d’un beau son rond et clair.
Restent les compos, et là aussi, il y a du métier : toujours dans une base assez cadrée finalement (tout est relatif), les titres défilent et ne se ressemblent pas. Des furieux brulots que sont “Lost In Space” et “Hellbender”, en passant par “Unsound Mind” et ses multiples facettes, le très Melvins-ien “Mighty Road”, jusqu’au cataclysmique et inclassable “Missiles”… le tout est robuste, bien ficelé, et même si certains passages sont moins séduisants, on reste appréciatifs des compétences déployées.
Après un paquet d’écoutes de ce “Missiles”, on reste toutefois sur un constat un peu ambigu : on constate avec stupéfaction la qualité musicale de l’ensemble, voire le sens de la synthèse désarmant déployé par ces trois jeunes musiciens, mais il n’est quand même pas aisé de “rentrer dedans” : tout ceci reste un peu froid, un peu trop beau et travaillé pour être honnête, ça ne sent pas la sueur de l’artisan qui met ses tripes dans son ouvrage… Mais on serait bien mal à l’aise de critiquer le travail des américains de Disastroid, qui produisent quand même avec ce “Missiles” un bien bel objet.

Austin… on a un problème. Un monde parallèle vient de s’ouvrir. The Well sort Samsara sur RidingEasy Records et à la fin de son écoute : deux probabilités. Quand on lance l’album et que les premières notes résonnent, on ne sait pas à l’avance si l’on va tomber sous le charme ou non. Si la bave apparaît à la commissure des lèvres, un headbanging inconscient prenant place, ça veut dire que la possibilité que l’on ne soit pas sur le cul par cette chatoyante galette a échoué. Mais juste avant qu’on le lance, les deux probabilités ont la même chance. Si, dans un autre monde, la magie n’opère pas à ce moment-là, les deux mondes se séparent.
Quand « Mortal Bones » balance les hostilités des riffs doomy-groovy-shake your booty qui vont déferler durant les 40 prochaines minutes, on ne s’attend pas à un tel résultat. Son break proto-metal basique mais jubilatoire et son enchainement de solos décalés à réveiller les spectres du « robot-rock » font définitivement naître un plaisir coupable mais ravageur. Riffs évidents par leurs efficacités. Voix féminine et masculine en cœur, générateur de refrains accrocheurs. Son équilibré, parfaitement mixé. Même une reprise des Floyd (« Lucifer Sam »). Nous voilà au point de rupture. A l’image des Uncle Acid et des Ghosts qui partagent l’univers des amateurs de musique en deux, The Well à leur tour ouvre une faille parmi les stoneheads. Il y a les pros et les antis et à la croisée de ces mondes se trouve le talent de The Well.
Admettons-le, tout est bon chez eux il n’y a rien à jeter. L’enchevêtrement des voix et sa dimension quasi-mystique au chant, la basse délicieusement fuzzée à point de l’intro de « Trespass », le final glaçant a cappella de « Refuge » après son dialogue catchy des deux vocalistes, les 8min 30 de doom classieux de « The Eternal Well » et l’outro apocalyptique de « Dragon Snort » ne sont que des exemples évidents de la maîtrise des voyages spacio-dimensionnelles du trio texan. Samsara par extension signifie « courant des renaissances successives ». The Well font effectivement renaître les vieux démons des prémices du doom. Les fantômes du Sabbath et de Blue Cheer se seraient-ils réincarnés ou sommes nous à présent dans une nouvelle dimension sculptée par le groupe. Trop de qualités font crier à la révélation ou… à la supercherie. Qu’importe une fois les sept titres relancés vous exulterez ou serez de l’autre côté du miroir. En dehors d’un malheureux jeu de probabilité, aucune raison de bouder son plaisir.

On avait quitté les parisiens de Coffin on Tyres en 2010 avec un « Red » prometteur, Stone-Agien et accrocheur, glissant le groupe dans les révélations françaises à suivre avec attention et puis, bon an mal an, on se demandait un peu où était passé le combo. PAF ! Dans ton fiacre ! 2014 voit débouler « Erase », un 9 titres, gros un poing mal intentionné qui frappe fort et profond.
Ce qui frappe d’emblée, c’est le gros son de la galette (galette au son, humour, merci). Rendons hommage en premier lieu à Geoffrey Codant qui développe un chant puissant, grave et chaud tout du long. L’expressivité de son interprétation renvoie aux plus belles heures du Seattle des 90s. Imaginez que lors d’un épisode de Nip/Tuck, les chirurgiens greffent une énorme paire de testicules en lieu et place des amygdales d’Eddie Vedder et de Pepper Keenan, vous obtenez la voix de Coffin On Tyres. Voilà. Ce bel organe est soutenu par une assise musicale énorme. Dès le premier titre, « Your affection », on sent que l’on va se faire broyer, laminer par la production du nouvel album. Tout y est massif et rugueux. Le son des guitares, l’impact de la basse, la profondeur des toms, l’équilibre du mix (merci Thomas Bellier) et le mastering massif de Matt Hyde (Monster Magnet, Deftones,…), c’est un mur de parpaing au saindoux qui se dresse devant nos esgourdes apeurées. La maîtrise technique des gonzes fait mouche. Les guitaristes, Baptiste Hottin et Fabien Cornec, tressent un entrelacs de riffs lourds, de notes crunchy et d’intensité, guidé par une section rythmique (Sylvain Destribats à la batterie et Matthieu Larras à la basse) inventive, rugueuse, percutante et groovy. Le contenant est une grosse bouteille de Jack Daniels velue, à la moustache conquérante. Qu’en est-il du contenu ?
Point de bourbon qui tâche et troue l’estomac par ici. Non. « Erase » est un single malt qui se laisse apprivoiser après plusieurs écoutes et mise-en-bouche. Les morceaux se révèlent tous, extrêmement écrits. On a affaire à un stoner intelligent, pouvant s’écouter sur plusieurs niveaux. Un niveau direct et rentre-dedans avec « Right on Time » par exemple, qui souffle, tel Mudweiser, un southern rock chaud et âpre comme de la tequila. Direct aussi avec ce passage insensé de « Upcoming Battle », où à 4min22, le groupe décide de tuer toute personne écoutant ce morceau. Les fuzz-mid-tempo-track, à l’instar de « Your affection » et « Avoided Mirrors » dévoilent un aspect plus composition de l’album, où l’on retrouve ce fameux esprit de Seattle. Les six-cordistes ne se contentent pas de la corde de Mi et ouvrent les accords pour mieux laisser transpirer le chant. Les structures elles-même nous baladent de chorus en ponts, de reprises en respiration noire de croche. Si l’écoute n’est pas attentive sur ces morceaux, l’attention peut se perdre mais une fois le casque vissé aux tempes, on se délecte du spectre gustatif proposé. Les parisiens concluent cet album par un « Leeches » de haute volée, se lançant dans l’exercice périlleux du morceau fleuve. En insufflant une légère touche de 70s (légère hein ! Le groupe fait plus dans la bidoche que dans le légume), Coffin élargit sa palette et propose une traversée by night du périph parisien. Les sens aveuglés par le défilement des notes réverbérées, excités par cette voix susurrée, hurlée, glacés par cet harmonica strident, angoissés par les notes plaintives d’un sax que n’aurait pas renié Giorgio Canali sur son « 1,2,3,1000 Vietnam», les sens retournés donc par cette composition magistrale qui clôt merveilleusement ce bâtard album.
Ils ont mis du temps. Mais l’attente valait vraiment la peine. « Erase » de Coffin on Tyres est a classer dans les grosses sorties de 2014. Mais rappelez-vous, prenez la peine de vous poser pour écouter cet album Ses richesses s’offriront à vous telle cette charmante voisine que vous convoitiez et qui succomba à votre charme incandescent après moultes parades amoureuses.

Première partie de Kadavar sur leur dernière tournée, bientôt en première partie de Turbonegro, présent au Desertfest Anvers, fièrement annoncé pour le prochain Desertfest Berlin, mais qu’est ce qui se cache derrière The Picturebooks pour attirer aussi promptement les projecteurs.
Coupons court à tout débat, pas de stoner/sludge/doom/psyché pour les prochaines 40 minutes mais du rock. Le rock d’origine, la première pression à froid du blues jaillit des profondeurs du Mississipi. Ce que les Black Keys et les White Stripes essayent en vain de faire. Ce à quoi s’ajoute un petit charme americana comme celui insufflé par les Black Rebel Motorcycle Club sur leur album Howl. Bien qu’ancrée dans une tradition musicale, la musique des Picturebooks en n’est pas moins moderne. Leur goût pour le vintage transpire par chaque réverbération de la voix, de la saturation et des toms. Mais l’énergie est bien actuelle.
Les refrains sont tellement imparables que ça en est déconcertant d’efficacité, comme une usine à hits. On ne saurait leur reprocher de sombrer dans la facilité de reprendre la ligne mélodique de la guitare avec des gang vocals de manière régulière juste histoire d’être « radio friendly ». Impossible parce que contrebalancé par une démarche sans concession d’arrangements bruts, sans fioritures. Batterie martiale, pour seules cymbales un tambourin à grelots à la cheville, une guitare qui lâche des riffs entrainants, efficaces à en perdre la tête et une voix habitée et obsédante qui sait vous susurrer à l’oreille comme vous vriller l’esprit de mélodies entêtantes.
Les titres sont courts et à la première écoute un sentiment de répétition pourrait se faire sentir. Mais quand notre esprit se laisse à divaguer, porté par les effluves de graisse de nos bikers, des images apparaissent et défilent. Ces treize chansons sont plus variées qu’elles n’y paraissent, différentes par de subtils détails, par ce qu’elles invoquent et évoquent. L’asphalte se déroule sous nos pieds, un bar miteux au nouveau Mexique, une fusillade, une scène d’amour au porte du désert, du bitume, des larmes, du sang, une ville, un gang, c’est une véritable bande son de film. Un film alambiqué, référencé, visuel à la Tarantino-Rodriguez. Sorte de road trip halluciné en skate tiré par une harley à travers les sinueuses et profondes mélopées du Rock avec un grand R.
The Picturebooks customisent le blues- rock-americana de leurs pâtes de skateurs. Imaginary Horse est actuellement leur troisième album et concrètement celui de la consécration. Un album visceral qui nous prend en stop en bord de route et nous entraîne par delà notre attachement au stoner pur jus. RidingEasy Records ont eu le nez creux ces derniers temps pour signer de jolies pépites et le duo allemand est encore une fois un coup gagnant.

Amateur de stoner-doom, ne passe pas ton chemin ! Tu auras forcément été attiré par le nom évocateur de la formation à l’honneur ici. Du design « on ne vous trompe pas sur la marchandise » de la pochette. Il n’y a pas erreur. Ca fleure bon l’obscur, les narcotiques et la poisse ici. Depuis des années tu erres désespéré dans un champ de lourdeur en quête d’une suite digne des débuts d’un quatuor originaire de Dorset (à l’époque un trio). Tes goûts se sont enrichis depuis tes premiers pas dans ce marasme de groove vicieux. Les pièces maitresses restent inchangées et si ce n’est les déceptions, les semi-déceptions offertes par tes idoles te laissent toujours à espérer qu’un jour ils vomiront une suite digne de leurs premiers ébats sonores qui te défleurirent alors.
Comme dans nombre de cas similaires, quand l’album attendu par le groupe culte est finalement l’œuvre d’une autre formation, te voilà dubitatif. Je te comprends. Mais l’amateur averti que tu es ne peut tourner le dos à ce disque. Ca ressemble horriblement (pour ce style on ne peut user de joli qualificatif) à Electric Wizard. Et alors ? La ville rose s’est grisé, de la haine suinte de ces caniveaux, un épais brouillard de doom enfumé voile le soleil désormais. Car c’est bien de Toulouse que nous vient Witchthroat Serpent. Ces gaillards ne sont pas les perdreaux de l’année, ils ont du bagage, posant même leurs valises dans des contrées que tu n’oses traverser. Premier album du groupe qui du haut de ces trois ans d’existences cogne juste. Le son est gras et baveux, la batterie martèle tes tympans et la voix hurle leurs allégeances au côté obscur de la force.
Passé l’écœurante intro à effrayer les plus sages oreilles de ces larsens et incantations, quand résonne le riff principal de « Have you never seen the substitute », tu te retrouveras dans des terrains connus, déjà défrichés, maintes fois piétinés par d’atroces usurpateurs. Sauf que, parce qu’il y a un « sauf que », là ce ne sont pas des pillards dénués de talents qui te meurtrissent les esgourdes. Ce sont des fans inspirés qui usent de la boue laissée par leurs références pour consolider les fondations de leur nouvelle fumerie d’opium. Solo désenchanté sur « Serpenta Ritual », accélérations aux limites du punk sur « Priestess of the old ghosts », breaks bien sentis, riffing affuté par dénué d’originalité sur certaines attaques et constructions. La basse vient cueillir tes tripes régulièrement de son groove graveleux. Il y a de la matière à être charmé.
Cet album aurait sa place dans la discographie du Sorcier Electrique, mais c’est bien d’un premier effort d’un nouveau groupe dont il s’agit. Quand Witchthroat Serpent aura terminé sa mue et ira onduler dans des contrées plus personnelles, les prétendants au Dope trône n’auront qu’à bien se tenir. Tu verras, prometteur je te dis !
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