Blended Sky – Demo

(2006)

Première trace pour cette aventure stoner française articulée autour de Jack Grant aux chants, de Chandler J- aux guitares, de Jim Skaylbanghr à la basse ainsi que de Geezer Buckler à la batterie et au son. Se distinguant dans un registre à la fois bien rock inspiré des années septante et lourd ces jeunes gens ont dû être nourrit au Black Sabbath dès leur plus jeune âge.
La qualité de la présente autoproduction n’est pas exempte de tous reproches cependant il ne faut pas se leurrer tant que l’Etat n’investira pas en Francophonie ce que font les Scandinaves c’est pas demain la veille qu’on partira égaux…
Au niveau des morceaux, ces quatre titres débutent par ‘Divine Kill’ morceau très rock’n’roll, empreint de psychédélisme qui se rapproche assez de ce que faisait Fu Manchu à ses débuts ; très bref, ce morceau est celui à qui va nettement ma préférence sur le présent cd. ‘Odd Stuff’ prend le relais durant un peu plus de trois minutes sur un tempo nettement plus lent qui lorgne vers le doom. Le troisième volet intitulé ‘Queen Diamond’ construite sur un riff imparable est l’exemple type d’un morceau efficace : un bon riff, une architecture simple – mais pas simpliste – est un refrain immédiatement assimilé par l’auditeur ! On embraye enfin sur ‘A Matter Of Perception qui clôt ces dix minutes de rock seventies proche de ce que les Britanniques de Josiah pratiquent.
Les amateurs de voyages en tout genre vont se régaler en écoutant ces douces invitations aux trips en tout genre et en en parcourant les paroles…
La deuxième production du quatuor est en cours d’élaboration et vous deviez en entendre parler sous peu dans ces pages.

Contact :
www.myspace.com/blendedsky

chris

Silver Dirt – Demo 2005

(2005)

Silver Dirt est un peu le projet parallèle de tous les membres de Zo$o. Je m’explique : Zo$o, le coverband genevois de Led Zeppelin (dont vous trouverez une review sur cette même page) fait des reprises uniquement et il est composé par des types épatant qui sont loin d’être des débutants. Ces affreux jojos ont débutés en 2000 l’aventure dédiée au Dieu Dirigeable et évoluent dans cette configuration depuis un an. Las de ne faire que reprendre des morceaux de seconde zone ils se sont un peu investi dans le processus de composition et on donné naissance à huit titres 100 % maison entre novembre 2004 et janvier 2005.

Le quatuor s’est rendu au studio Alchemy avec Yvan Piantella pour y mettre en boîte cinq compos originales les 12 et 13 février 2005. Citant comme influences Iggy l’iguane, les Ramones, les Stones et forcément Led Zep, ces cinq titres s’enchaînent agréablement dans un registre que je considère dans le trend des premières réalisations des Hellacopters.

‘City Prowler’ ouvre énergiquement le bal avec son punk’n’roll endiablé et vrombissant. Steff hurle à s’en égosiller et la batterie se distingue par un son très garage. Une touche de synthé en plus et on se serait carrément cru chez Gluecifer. ‘Faded Star’, second morceau de ce cinq titres est quant à lui dans un registre nettement plus propret, empreint de l’esprit des 70’s. On passe la troisième avec le furibard ‘Zero Gravity’, morceau destiné à être pogoté par les premiers rangs avec son schlack-boum-schlack digne du garage punk. Comme pour faire exprès ces types là nous refond le coup de l’alternance entre un morceau rapide et un truc plus mou. ‘Angel With Silver Wings’ est le morceau le plus planant de cet album ; c’est sans doute les influences de la grand baudruche qui ont inspiré cette plage lanscinante. ‘Go ! She Said’ répète le chanteur à la genèse de l’ultime partie de cette autoproduction et par le plus grand des hasards c’est le titre de ce morceau dans la veine du rock de Chuck Berry.

Une première œuvre destinée avant tout à promouvoir ce nouveau venu dans le style auprès des divers acteurs de la scène qui donneront je l’espère un accueil favorable.

Contact:
www.silverdirt.com
www.myspace.com/silverdirt

Chris

Geller Project – Let s Right

(2007)

Première trace laissée à la postérité par le quatuor de Séville, ‘Let’s Right’ fait partie de ces démos qui, comme la polo, ont tout d’une grande. La qualité de l’enregistrement ainsi que celle du mixage, réalisés tous deux au mal-nommé Minimal Studio, sont de très bonne facture et, naturellement, l’auditeur est nettement plus réceptif aux six plages que contient ce premier jet.
Dans un registre bien fuzz, les Ibères attaquent bille en tête avec ‘Rick Needs Help’ dont le rendu final est proche de Dozer ou Truckfighters avec ses alternances de parties jouées à fond les manettes entrecoupées d’accalmies où les guitares se font stridentes. Assez obsédante, cette entrée en matière laisse présager le meilleur pour la suite. La suite immédiate c’est ‘In Front Of all’ qui démarre presque aussi vite, mais groove nettement moins avec son arrière-goût rock’n’rollien balancé sans retenue dans la veine des Ramones ou presque – sauf pour sa durée – et ses cymbales omniprésentes. Comme je ne suis pas fan, je passe à ‘Troubles’ qui a un parfum nettement plus envoûtant avec son entrée en matière limite doom à la basse bien distordue (on croirait l’intro live de ‘For Whom The Bell Tolls’ par Jason) ; dans une structure quelque peu alambiquée, le quatuor flirte avec le rock progressif et les fans de Lee Dorrian vont apprécier l’atmosphère de cette plage.
Avec ‘Eternity’ on revient dans le vif du sujet : la basse vrombit en arrière-plan et les guitares saturées dépotent ; bien inspiré ce morceau aux faux airs de Clutch est le plus long de cette plaque et sa fin est une petite réussite du style stoner envoûtant dans le trend de Colour Haze. ‘I Hate You’, un bon rock classique mené tambour battant comme le ‘Rising’ de Dozer, est le plus bref et presque le plus abouti des morceaux proposés par ces Espagnols : il est épuré, concis et envoie bien le bois sans verser dans le bourrin. Il n’est pas sans rappeler The Awesome Machine. Le rideau se ferme sur ‘Today’ qui démarre à la manière d’un bon vieux disque de thrash des eighties avant de verser dans le tribalo-acoustique entrecoupé de riffs rageurs et efficace par la profondeur qu’ils dégagent.
Après ces vingt-cinq minutes, je me retrouve un peu frustré par ce disque que j’aurais aimé plus long. Enfin, vu l’évident potentiel de cette formation, on devrait bientôt avoir de leurs nouvelles.

www.myspace.com/gellerproject

Chris

Boozing Truckers – One More

(2007)

Je vous avais déjà parlé des frères Bud par le passé alors qu’ils sortaient leur ep éponyme dont vous trouverez une review dans ces pages virtuelles. Ceci c’était en deux-mille-cinq et depuis cette période de l’eau à coulé sous les ponts et nos lascars ont continués leurs aventures rock’n’rollienne en enregistrant un clip l’an passé et surtout en passant par la case studio en octobre dernier.
Un remaniement de personnel a aussi eu lieu puisque JR a rejoint l’aventure à la basse pour que Jack se remette derrière sa Les Paul pour accompagner Jo aux grattes et continuer à se charger des chants quand-même. Jim demeure derrière ses fûts et la formation évolue désormais à quatre.
Ce premier long format enregistré, mixé et masterisé au Chromosome 3 de Strasbourg reprend les choses à peu près là où elles étaient restées. Pas de changement notoire dans l’évolution musicale avec toujours ce bon vieux groove lancinant et grailleux aux forts relents alcoolisés.
Alignant dix nouveaux titres en à peine plus d’une demi-heure, cette plaque va droit à l’essentiel dans un registre bluesy et burné qui pourrait être le fils bâtard de Black Sabbath et de Calvin Russell. Les festivités démarrent pied au plancher avec ‘Sin City’ qui envoie sacrémment du bois dans un trend très métallique avec tout-de-même ce gros groove qui tourne efficacement ainsi que ses parties vocales dispensées avec force hargne dans un registre bien buriné voir éraillé.
Assez homogène, mais pas répétitive, dans son ensemble, cette galette propose deux ovnis comme la balade sudiste ‘Crossroads’ et ses sonorités slide accompagnant des lignes de voix plus posées ainsi que son ambiance éthylique en bruit de fond ainsi que l’aérien ‘Letters’ articulé autour d’une ligne de basse foutrement bien foutue qui monte en puissance pour s’achever dans un déluge de décibels. Le mélange de slide et de gros sons est spécialement efficace sur ‘Johnny Bud’, un morceau foutrement bien foutu avec un bon vieux solo de derrière les fagots.
Se définissant comme pratiquant du Heavy Rock, la fratrie hexagonale nous sort un album d’obédience sudiste dopé au metal qui évolue dans un registre assez proche des derniers El Caco ou de Borgo Pass avec un petit arrière-goût de Down au niveau des parties vocales.so

Contact :
www.boozingtruckers.com
www.myspace.com/boozingtruckers

chris

Fireface – The Voyage

(2008)

Sur les traces de Pentagram, dont cover à la 3e plage, Sleep, Electric Wizard et High on Fire, Fireface ne fait pas dans la dentelle et balance du gros son lourd et brut de décoffrage sans jamais faillir à ce principe tout au long de cette démo riche de 4 titres. Pas le temps de respirer, l’ambiance est très vite suffocante et le rythmes punkoïdes prennent le dessus pour s’assurer que l’auditeur ne sortira pas la tête de l’eau.

Les guitares sont grasses et fort gonflées dans les graves et les médiums (ah tiens?). La voix d’outre-tombe au timbre guttural risque de déplaire à certains mais colle à l’ensemble. On regrettera toutefois la monotonie vocale ambiante. C’est lent, c’est rapide, c’est saisissant, c’est blindé. La section rythmique fait son office tel un bourreau placide avant le couperet final.

Ca tarde à décoller. D’ailleurs, ça ne prend jamais vraiment. En cause, le mix est tellement de piètre qualité que l’on peut se demander ce que l’ingé avait fumé lorsqu’il “bossait” sur les bandes. Le son n’est pas bon et on sent tout au long de cette courte plaque que cela dessert le son du groupe. Dans un style qui se veut lourd et touffu, comment serait-il possible de dégager de l’énergie lorsque votre spectre sonore est atrophié?

Il y a de la bouteille mais ça pourrait être plus précis et plus original. Après tout, c’est un premier jet via une démo et l’on se veut encourageant. “Doit faire se preuves à l’examen”, comme on peut lire sur les bulletins de nos chères têtes blondes.

Contact:
www.myspace.com/firefaceband

Thib

Zippo – Ode To Maximum

(2006)

Originaire de Pescara en Italie, Zippo s’est formé en deux-mille quatre et sors ces jours sa première (auto) production mise en boîte au Acme Recording Studio. Composé de cinq musiciens (Dave à la voix, Lord Inglese ainsi que Sergente aux grattes, Tonasdovich à la basse et Wampraccio à la batterie) fortement influencé par les formations de toute la scène stoner US, le groupe nous propose un petit tour d’horizon de toutes les déclinaisons possibles du stoner ou presque.

Les transalpins boutent le feu (je mérite un carton jaune pour un jeu de mot si stupide que même les Grosses Têtes n’auraient pas commis) avec un le bref instrumental ‘Alpha’ dans un registre des plus aériens. La seconde plage ‘Tsunami Dust’, dans un registre assez similaire à ce que pratique les Scandinaves de Sparzanza, met bien en valeur les parties vocales grâce à sa production assez subtile. ‘S.N.A.P.R.S.T.’ interprétée en italien est un peu dans le même registre que la précédente avec un son un peu plus brouillon et doom. Le quatrième titre ‘Forgotten Season’ diablement groovant est dans un style directement hérité des fameux Kyuss et il m’a donc rapidement séduit. S’en suit l’ambient ‘Night Jam’ aux relents bien désertiques qui devrait faire mouche auprès des inconditionnels de Brant et ses frangins. Le sixième titre, nettement plus bourrin, est assené à grands coups de basse et les Scandinaves n’ont qu’à se tenir tranquilles s’ils ne veulent pas se faire piquer leur place de leader de la scène européenne car ces petits allumeurs maîtrisent ma fois bien le sujet (brûlant). On flirte par la suite avec l’expérimental doomisant ‘Crazy Forest’ et ses huit minutes avant d’embrayer de manière nettement plus rock’n’roll pied au plancher avec ‘Tukay’s Fury’. Le dernier véritable titre de ce cd, vu qu’’Omega’ le clôt rapidement dans un jam doomesque, est le pachydermique ‘The Elefant March’ (j’ai osé) qui est à la croisée du rock progressif et du rock entêtant d’Isis.
Un bon début qui laisse augurer le meilleur pour la suite. Vivement que ces types-là viennent mettre le feu aux scènes francophones.

Contact:
www.zippoband.it
www.myspace.com/zippomusic

chris

Rescue Rangers – Guitars And Dust Dancing

(2008)

C’est sur le forum de Desert-Rock.com que les Rescue Rangers avaient attiré notre attention en nous balançant un post signalant qu’ils étaient la première formation périssable puisqu’ils allaient se saborder après quelques gigs dans l’Hexagone vu que leur chanteur allait faire ses valises pour les grands espaces canadiens. Ces trois lascars avaient par la suite gravé dans le sillon un excellent premier jet en deux-mille-cinq avant de récidiver deux ans plus tard avec un second maxi au tirage confidentiel dont certaines pistes allaient être utilisées pour la plaque qui tourne aujourd’hui sur mon labtop.
Ce premier long format contient dix pistes que Christophe à la basse et Pierre à la batterie ont mis en boîte avec leur compère Pascal qui fit pour la bonne cause quelques traversées de la flaque qui nous sépare du Canada. Une longue gestation s’avéra nécessaire pour obtenir un produit fini des enregistrements effectués au studio Virus Prod et masterisées dans la Grande Pomme au West West Side Music studio d’Alan Douches qui vit défiler – excusez du peu – Hatebreed, Mastodon et Sepultura.
Avec cette production, ces rockeurs touche-à-tout nous emmènent durant trois quart d’heure faire un tour dans leur univers musical empreint de fuzz très traditionnel qui s’inspire des grosses pointures de la scène US ainsi que d’influences plus traditionnelles à mettre au crédit des formations légendaires de Seattle et de ses environs. Toujours aussi efficace, les Rescue Rangers, alignent les compos les unes après les autres avec une aisance incroyable en gardant un cap fuzz, mais en s’interdisant aucune incartade à la base musicale qui est la leur. On passe de titres fuzz rapides proche de l’univers de Fu Manchu ou de Truckfighters avec ‘Sounds Of the Katana’ ou ‘Spear’ – qui est une tuerie – à des choses nettement plus lourde comme ‘Hassan Sabbah’ qui lorgne vers Soundgarden puis on s’égare en terres plus aériennes avec ‘In Cathedrallica’ et son rendu proche d’Isis ou le titre éponyme avec sa touche bien desert-rock avant de retaper dans le dur dans le trend de Glasspack sur ‘Black As Bastet’.
Le spectre ou presque du stoner le plus abordable est représenté dans cet album qui demeure très cohérent en évitant soigneusement de devenir monotone. Encore une fois je suis bluffé par le savoir-faire de ce groupe composé de musiciens déjà aguerris qui avaient créé cette structure pour le plaisir de jouer ensemble sans tirer des plans de carrière sur la comète. La réalité est toujours aussi mal foutue dans ce satané en monde et en France particulièrement puisque vous pouvez vous procurer les plages de cette sortie en téléchargement et devrez encore attendre pour qu’une structure nationale voir internationale s’aventure dans le monde assez hermétique du stoner pour sortir des perles de ce calibre réalisées par des vrais passionnés bourrés de talents !

www.myspace.com/rangersdurisque

chris

Stangala – Dans Les Bois

(2007)

Stangala c’est Steven Le Moan seul à Quimper qui fonde son propre concept musical. Ce projet complètement fou devient son groupe et il enregistre en hiver deux-mille-sept cette première démo composée de neuf titres. Aujourd’hui le groupe a évolué avec l’intégration de deux nouveaux membres : Alex à la basse et Fabien à la batterie. Mais revenons sur l’objet qui m’est parvenu de Bretagne.
Entre gros délires psychédéliques influencés par le stoner européen, bizarreries ésotériques dans le trend du black metal ou de certaines dérives du doom et le rock plus conventionnel de Black Sabbath, le Breton a construit son univers chaotique. La connexion avec les horizons musicaux visités par Ramesses et surtout Electric Wizard m’apparaît comme une évidence.
Ce ‘…Dans Les Bois’ m’avait d’abord rebuté tant le rendu des titres est peu avenant sur le myspace du groupe, mais une fois l’objet introduit dans ma platine cd, j’ai pénétré l’enfer malsain que Steven s’est construit pour échapper au monde qui nous entoure. Tout débute avec ‘Mallozh’ qui est articulé autour d’un riff d’une lenteur redoutable sur lequel s’incrustent des susurrements aliénés. Passé cette intro interlope, ‘Hypnose’ déboule à grands renforts de rythmiques martiales et de sample échappés des eighties ; une fois cette longue ambiance répétée jusqu’à l’abrutissement, on bascule dans le trip psychédélique avec des plans de gratte presque slide et des chants clairs en français avant de tomber dans des plans nettement plus abordables à la Black Sabb. ‘L’Ennui suit sans gagner l’auditeur pour autant (fallait oser, je l’ai fait !) car cette plage à la fois lourde et psychédélique me rappelle agréablement Electric Wizard et ses délires avant que tout vacille dans un plan barré à la limite du gros bourrin. ‘Glav Zo’ suit dans un genre plus aérien avec ses riffs interprétés à la guitare sèche qui se calent sur un gros mur d’autres distordues qui laissent pas mal de champs aux vocaux en anglais. Ce délire suit avec ‘La Blanche Hermine’ qui est une petit interlude d’halluciné version feu de camp sur lequel il ne manque que des korrigans ; ce truc à la Tri Yann sous exta est assez anecdotique et l’on passe à ‘Tout Ce Temps’ qui balance grave du bois dans un univers bien doom.
‘Heol’ est une agréable composition bien lancinante qui flirte avec le monde dans lequel évolue Pelican et me ramone les tympans sur un rythme bien lent et gras avant le titre a capella ‘N’Eo Ket Yen Ma Pen’. On termine avec ‘Diskar’, un nouveau titre glauque et bien foutu qui intègre une ligne de basse dans le plus pur style comptine bretonne sur une trame doom.
Une plaque unique en son genre qui a le mérite d’explorer des horizons hors norme et s’éloigne du côté pathos que certaines productions doom (voir blackisantes) ‘spirituelles’ empruntent trop souvent.

Contact:
www.myspace.com/stangala

chris

Jack And The Bearded Fishermen – Hunting Isn’t Easy When…

(2009)

La nouvelle plaque du quatuor sort en vinyle douze pouces accompagné d’un cd-r pour ceux qui ne connaîtraient pas la joie de la bonne vieille platine analogique et son rendu si extraordinaire. Comme à son habitude, le groupe franc-comtois soigne la présentation de cette sortie et ça fait plaisir d’assister enfin à la métamorphose du vulgaire boîtier plastique en un objet harmonieux…
Six titres composent ce microsillon enregistré durant l’été deux-mille-huit et le style demeure intacte sans être non plus une pâle redite des productions balancées jadis. L’intro vite écoutée passe le relais à ‘Well Done Black Wolves’ que ces taquineurs de goujon envoient efficacement. Le style ici pratiqué est un bon vieux stoner familial appuyé par une basse bien vrombissante ; ce titre fait dans la sobriété et le linéaire, si on n’aime pas il faut zapper car le riff de base, le martèlement à la batterie ainsi que la ligne de chant n’évoluent guère durant tout le morceau ; sipar contre on aime c’est un délice ! La plage suivante débute de manière presque identique : gros son heavy saturé puis, avec retenue, des parties vocales juste soutenues par la rythmique qui se ponctue par un déferlement digne des grosses montées en puissance des regrettés Kyuss.
‘Don’t Need Friday’ est un titre court et diablement efficace qui ravira les fans de Dozer avec son côté bien carré, bien pêchu et donc bien efficace. L’instrumental ‘Lightning Colt’ est du même tonneau la voix en moins.
Pour conclure, le groupe s’étend longuement dans un gros délire très lourd qui poutre durant plus de dix minutes avec des gimmicks lorgnant vers le post rock voir le rock dissonant, mais qui demeurent en somme assez discrets.
La recette à base de grattes overdrivées, de basse ronflantes, de vocaux scandés à grands renforts de reverbs ainsi que de batterie qui poutre n’est pas franchement novatrice, mais elle s’avère au final terriblement agréable pour les aficionados du stoner traditionnel tel que le concevaient les formations qui ont donné ses lettres de noblesse à un style de rock en somme pas très révolutionnaire.

Contact:
www.vouhvoue.org/jack
www.myspace.com/jackandthebeardedfishermen

chris

Revolver – I´M Your Man

(2007)

Après avoir commis une démo deux-titres l’an passé – que vous trouverez dans ces pages – le groupe parisien a stabilisé son effectif et évolue désormais avec Florent aux chants, Vince et Pierre aux guitares (respectivement lead et rythm), Francisco à la basse ainsi que Dave à la batterie.

Motivé à bloc, le désormais quintette s’est rendu en studio pour mettre en boîte un seul et unique titre – mais quel titre ! – déjà présent sur leur première démo : “I’M Your Man”. Si la précédente livraison péchait quelque peu avec sa boîte-à-rythme, celle-ci a, comme la Polo, tout d’une grande.

Les guitares aux sonorités bien chaudes se superposent sur une trame rythmique bien carrée qui accompagne le chant nettement moins caverneux qu’il ne l’était sur la première version de ce titre. C’est avec une certaine impatience que j’attends la suite des aventures discographiques de cette formation qui nous frustre quelque part avec ce seul et unique titre.

Contact:
www.revolver-jam.com

chris

SuperGiant – Album éponyme

(2006)

Petite galette de 8 titres, ce skeud éponyme de SuperGiant nous vient de 4 chaleureux gaillards basés à Albuquerque (USA). Abreuvés de grooves baveux à qui-mieux-mieux, ils nous délivrent ici un bon exercice de style dans la branche du fuzz rock.

Les morceaux sont bien tenus et révèlent pas mal de changements de tempos. Des alternances de couplets en son clair et de refrains arrosés de fuzz veillent aussi à faire varier les ambiances. On regrettera peut-être un peu ce côté simpliste du rock.

La section rythmique est bien en place sans pour autant verser dans la prouesse ou la virtuosité. Disons que l’ensemble est ok mais que, de manière certainement voulue, il n’y a pas de place pour les extras.

La voix a un timbre typé malgré la tonne d’effets dedans et autour. D’ailleurs, on sent que chanteur a le sens de la ritournelle mais il gagnerait bien plus en présence et en variations s’il conservait son timbre naturel. Enfin, il y a des relents de monotonie dans ce chant même s’il y a une volonté évidente de sonner autrement.

Quant à la qualité sonore, la prod et le mix sont très corrects pour cet album auto-produit. Il n’y a rien à redire de ce côté.

Bref, SuperGiant nous livre une plaque sympathoche sans pour autant éclabousser. C’est plaisant à l’oreille mais, certainement dans des efforts soutenus, de bien meilleurs morceaux peuvent être pondus par ce quatuor.

Contact:
www.supergiantrock.com
www.myspace.com/supergiant

Thib

Paranoid – Exit

(2006)

Avec un nom en clin d’œoeil au Sab, nos amis allemands de Paranoid nous offre ici une petite galette de 7 titres en autoprod. La pochette présente un design sobre avec un graphisme néanmoins futuriste dans le style de la BD thrash Rank Xerox.

Sur base d’un riff envoyé à la Unida, les 4 lascars font parler la poudre et aborde ce skeud sans concessions. On remarquera dès le départ qu’ils se démarquent du combo précité via des bridges remplis de bruitages psyché. Le mix est ok mais les musiciens auraient besoin d’une meilleure prod afin de donner plus de nuances à leurs morceaux. Mais ici dans la rubrique autoprods, on sera toujours plus clément avec les groupes qui y vont de leur propre et unique poche pour financer leurs sorties.

Si on doit relever un défaut plus sérieux et objectif, il est à trouver du côté de la voix. Par trop gutturale dans les 2 premières plages, elle gagnerait certainement en brillance et en intensité dans un registre clair et non éraillé. Mais que l’auditeur se rassure, les chansons suivantes nous révèlent des vocalises moins arrachées qui, d’ailleurs, se baladent dans le registre vocale d’At The Drive In. Et l’on ne peut qu’en déduire que le chanteur possède un potentiel réel dans sa voix qu’il doit encore travailler. C’est tout pour les points négatifs.

Par contre, je dois absolument vous parler de la capacité des musiciens à créer de magnifiques ambiances teintées de psychédélismes. A ce sujet, j’invite le lecteur à grimper fissa sur leur my space (voir adresse en bas de page) afin d’écouter Exit, sublime morceau qui est aussi le titre de cette autoprod. A elle seule, cette bombe vous fait comprendre que Paranoid vaut vraiment la peine d’être suivi de près. C’est mortellement groovy et construit sur un riff hypnotique. Les musicos tricotent comme des malades pour en faire ressortir de splendides variations. Lorsque la disto s’enclenche et que la section rythmique lui emboîte le pas, c’est le feu sacré! Exit est une belle démonstration de musique instrumentale intense en l’espace de 4 grosses minutes. Et toujours ce même riff qui tourne et retourne sans jamais lasser l’auditeur.

Paranoid possède un très beau potentiel. Du travail, de la cohésion et une bonne prod leur permettront de nous sortir des plaques à chroniquer dans l’autre rubrique.

Contact:
www.myspace.com/paranoidspace

Thib

Jack And The Bearded Fishermen – Oh, My God

(2006)

Il n’y a pas que la cancoillotte si chère à Thiéfaine qui soit originaire de la région franche comtoise ! Il y a aussi un quatuor un peu fou qui a opté pour un patronyme à rallonge des plus digestes : Jack And The Bearded Fishermen ! Déjà auteur d’une première démo de cinq titres “El Death Country Manifesto” en deux-mille-cinq, les jurassiens récidivent cette année avec un trois titre joliment mis en valeur par une pochette sérigraphiée en forme de pentagone.
Composé de Doddy à la basse et aux voix, de Varez et Pete aux guitares et voix ainsi que de Dze à la batterie, ces lascars sont allé au Studio des Prairies pour faire enregistrer et mixer leurs nouvelles compos par Steph Jeaningros à la fin du printemps deux-mille-six.

Débutant sur un riff très proche “Gardenia” de Kyuss, le premier titre intitulé “Minneapolis” glisse rapidement dans un groove terriblement lourd jusqu’à qu’une voix d’outre-tombe vienne égrainer quelques paroles pour laisser la musique s’emballer dans un registre nettement plus psychédélique mais toujours très heavy dans un registre non loin de Josiah. Résolument stoner, “Hold Up On 103”, la seconde plage, démarre de manière nettement plus rapide que la précédente et l’enregistrement met bien en valeur les coups assénés par la quatre-cordes avant que ce tourbillon musical mené pied au plancher ne vire dans un style nettement plus doom en descellèrant jusqu’à sa fin. Pour clore cette autoproduction nous avons un titre stoner sévèrement burné : “Mary” auquel va nettement ma préférence.

Pour un produit se déclarant “Fait maison”, la qualité de la production est stupéfiante et vu l’artwork de grande classe, je vous incite à aller voir ce dont cette bande est capable.

Contact:
www.vouhvoue.org/jack
www.myspace.com/jackandthebeardedfishermen

Chris

Zo$o – Led Zeppelin Coverband

(2004)

Ayant senti le bon filon en reprenant les morceaux du dirigeable plombé, ce quatuor genevois a troqué le ‘s’ standard contre le sigle de la monnaie de l’Oncle Sam sûrs qu’ils sont de pouvoir s’en mettre plein les poches et de se taper une tapée de bimbos avec ce coverband de Led Zeppelin. A mille lieues d’une bande de néophyte se retrouvant pour la première fois dans le garage de leurs grands-parents, ces grands garçons ont déjà une solide expérience dans le domaine du rock’n’roll. Steff, au chant, a déjà trois skeuds à son actif avec le groupe d’obédience métallique Rated X (avec qui il ouvra pour Pretty Maids, Deep Purple et Iron Maiden excusez du peu). Lionel, le guitariste de Grenoble, a déjà épaulé le Valaisan Bernie Constantin sur scène. Greg, à la batterie, qui avec Lionel fit naître Zo$o en 2000, a déjà une solide expérience du monde merveilleux du rock avec ses participations au sein des Crasy Jockers, Stain, Wild Bird, Speedway et Hattrick. Seb, à la basse, est quant à lui un ex-Ex Nova, Dk Band et Mumva.

Ayant une pellée de shows à leur actif, ils se sont enfermés en studio Alchemy les 15 et 16 mai 2004 avec Yvan Pieantella pour mettre en boîte quelques-unes des 25 compos du groupe mythique auquel ils vouent une adoration sans faille. Leur choix s’est porté sur ‘Black Dog’, ‘Heartbreaker’, ‘Communication Breakdown’, ‘Dancing Days’, ‘Whole Lotta Love’ et ‘How Many More Times’. Inutile donc de vous décrire ces morceaux qui sont réinterprétés dans un registre très similaire aux originaux avec les craquements du vinyle en moins et les hurlements quelque peu nasillards de Steff en plus.

Le coverband s’est aussi naturellement mis à composer ses propres compos sous le nom de Silver Dirt, groupe qui accoucha en début d’année 2005 de sa première démo que vous trouverez aussi chroniquée sur ce merveilleux site.

Contact :

Silver Muzeek Prod / Steff
Rue de Lyon 67 B
1203 Genève
Suisse
++ 41 79 706 18 32
silvermuzeek@tele2.ch

Chris

Void Generator – We Have Found The Space

(2005)

Ce skeud nous présente le trip de 4 musiciens italiens qui, au départ de Rome, ont atteint l’infiniment grand dans un fuselage bourré de space rock. L’histoire se passe en 10 épisodes aux espaces-temps plus longs que la normale en raison de perturbations psychédéliques générées par un claviériste/arrangeur/bidouilleur qui a certainement plus les étoiles comme modèle que la terre ferme.

Soyons clair et précis: cette galette auto-prod étonnera l’auditeur par le professionnalisme et la qualité des compos. Ici, pas d’hésitations, pas de plans pour débutants ni de doutes sur les qualités rythmiques du combo. Ce dernier maîtrise très aisément les changements de riffs et d’atmosphères. Pour leur part, les digressions sont nettement alimentées par un clavier analogique qui apporte une très belle touche spatial au rock parfois plus carré des couplets et refrains.

L’ensemble sonne de manière très homogène et le duo basse-batterie semble s’entendre à merveille tandis que les soli et autres délires au clavier font réellement la paire. Il ne faut pas posséder un doctorat en musicologie pour se rendre vite compte que les mecs savent jouer et même improviser. Décoller avec eux lors d’un live doit être une expérience particulièrement intéressante et agréable.

Si je peux me permettre un seule petite remarque négative, c’est sur le choix de certaines séquences des soli. il est dommage de verser par-ci par-là dans des plans heavy ressassés des milliers de fois dans le passé quand on est capable d’assurer comme ça sur le manche.

La 4e plage nous réserve une belle surprise dans un plan acoustique étonnamment stoner où les vocalises prennent d’ailleurs tout leur envol si l’on considère la 1ère partie de la plaque. A ce sujet, la voix est claire et a l’agréable habitude de laisser traîner la dernière syllabe dans un style assez British en plein période psychédélique.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, le groupe n’est pas encore signé mais il est vraiment permis de croire à l’écoute de cet album qu’il le sera prochainement.

Contact:
www.voidgenerator.com
www.myspace.com/voidgenerator

Thib

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